PIERRE DI SCIULLO

Son histoire

Pierre Di Sciullo est né et à Paris en 1961, il se défini comme étant un graphiste hybride. Typographe, dessinateur de lettres, professeur, conférencier, ce dernier a commencé par explorer l’univers de la bande dessinée avant de se pencher sur une forme de graphisme plus expérimentale en usant de procédés tel que le collage, la citation et le détournement. Il est à l’origine de plusieurs polices de caractères, à savoir, le Quantange, le Minimum, le Gararond, l’Amanar, le Durmou, le Sonia, le Maximum, Le Renaissance et beaucoup d’autres.

Son œuvre

Pierre Di Sciullo est principalement connu pour son œuvre « Qui?Résiste», un objet qui n’est ni une revue, ni une publication, ni un manuel mais plutôt le support d’apprentissage dans lequel il jongle avec mots et images depuis 1983. C’est notamment dans ce «magazine» que Di Sciullo conçois ses différentes œuvres, typographies, affiches et autres jeux de mots. Son travail pourrait se définir comme une série interminable d’interpellations artistiques et humoristiques, de mises en scène surprenantes et malicieuses. De plus Pierre Di Sciullo laisse une part très importante au ressenti du public, en effet, ses œuvres on vocation à faire redécouvrir l’acte de lire, l’ambivalence des mots ou encore la poésie urbaine, ainsi, chacune de ses productions donne à vivre une nouvelle expérience.

Sa vision

Pierre Di Sciullo aime à comparer le graphiste à un médecin, «Face aux commanditaires, on fait une analyse, comme un docteur avec son stéthoscope, pour saisir l’authentique de leur demande.» Selon lui, le graphiste n’attend pas des instructions, des consignes à propos des couleurs, du lettrage ou de l’emplacement du texte, etc. Au contraire, il estime que le graphiste ne dois pas être trop contraint, il doit posséder une certaine forme de liberté pour être créatif et efficace. Pour Pierre Di Sciullo, le graphiste se doit de mettre en concordance la forme d’un texte et son contenu afin de provoquer un impact mental, une réaction sur celui qui le lit. Le graphiste fait résonner le texte. «Je propose des situations de lecture, je créé des mises en scènes», résume Pierre Di Sciullo. Il se plaît également à apporté un aspect musicale à la lecture. «Je suis un musicien amateur médiocre mais j’ai compris que mon appétit musical s’exprimait dans la relation entre parole et écriture. J’ai envie de chanter les lettres, pas seulement de les parler». Dans plusieurs de ses typographies, par exemple, les Vo- calises, le Sintetik, le Kouije ou encore le Quantange, il s’amuse à mêler le son à l’écriture, de ce fait même les nom de ces typographie sont écrit en phonétique. Pierre Di Sciullo peut également être présenté comme un écrivain ou un poète tant il porte d’intérêt à cha- cun des mots qu’il emploi ou qu’il écrit. Néanmoins il estime que le titre de poète n’est pas quelque chose que l’ont peut s’attribuer «Poésie, écriture, image sont des objets insaisissables qu’il préfère laisser flotter comme de beaux papillons». Ainsi, c’est avec beaucoup de méfiance que Pierre Di Sciullo évoque les termes de graphiste et d’artiste. Alors quand on demande à Pierre Di Sciullo ce qu’est le graphisme, il ne faut pas s’attendre à obtenir une «vrai» réponse, d’autant plus que la question de la nature du graphisme est au cœur de sa démarche créative, «Le graphisme on le définit en le faisant», «Le graphisme est né à l’ère de la Révolution Industrielle, il est aujourd’hui un ensemble de pratiques mais en France, où la culture du graphisme est très réduite, il est peu structuré». Cette difficulté qu’a Pierre Di Sciullo à définir le gra- phisme semble découler de l’ambiguïté de sont travail vis à vis du milieu artistique. Di Sciullo préfère ainsi évoluer aux frontière de ces deux disciplines, entre art et graphisme. Néanmoins, il semble se sentir da- vantage graphiste qu’artiste mais graphiste auteur. En effet, Pierre Di Sciullo distingue deux catégories de graphistes, les simple graphistes, qui se consacre en général au domaine de la publicité, et les graphistes auteurs. Il estime à la suite d’une enquête qu’il a mené dans les différentes écoles d’art à l’étranger, que 8 graphiste sur 10 parmi les quelques millier de graphistes en France ferai parti de la première catégorie. Cependant , il ne s’oppose pas au graphiste publicitaire pour autant, Di Sciullo considère qu’il serait par- faitement absurde d’émettre un quelconque jugement de valeur à propos de l’une ou l’autre de ces deux catégorie de graphiste.

Pour conclure ...

Ainsi s’il fallait résumé le personnage de Pierre Di Sciullo le mieux serait encore de montrer ses œuvres qui semble le décrire à leur seul nom mieux que n’importe quel discours; le Kouije, le Microméga, le Quan- tange, le Maximum, ...