Féminisme:


nom masculin;


ensemble de mouvements et d'idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun: définir, établir et atteindre l'égalité
politique, économique, culturelle, personnelle,
sociale et juridique entre les femmes et les hommes.

« 6000 signes pour aborder, autour du sujet de mon choix, la question du féminisme dans le champ du design graphique. Aborder le féminisme est déjà assez délicat en soi; ce n’est ni le sujet que l’on aborde le dimanche midi à table en famille après un boeuf bourguignon, ni le mot que l’on est fière de revendiquer en tant que prise de position personnelle -même s’il est vrai que ces dernières années, le mot féminisme à le vent en poupe, merci Beyoncé et autres Emma Watson-, mais traiter le féminisme dans le champ du design graphique, autrement dit le thème qui me concerne directement en tant que femme et graphiste, me paraissait être un exercice relevant de l’impossible! Du moins au début. Très vite, je me suis interrogée sur une question très bête, que je m’étais déjà posée auparavant mais sans vraiment trop chercher à y répondre: « pourquoi la femme est-elle moins mise en avant dans le milieu professionnel? ». Faisons-nous un moins bon boulot que nos confrères ces Messieurs? Sommes-nous moins ponctuelles, moins rigoureuses, moins ambitieuses? Puis, à la lecture du texte de Vanina Pinter, ce n’est pas une ampoule qui s’est allumée au-dessus de ma tête mais bien un gyrophare: dans le champ du design graphique, ma passion, mon métier, pour lequel j’ai consacré ces trois dernières années, pour lequel j’ai mangé… que dis-je, engloutis des pages et des pages de références, de graphistes connu et reconnu pour leurs talents, pour ce qu’ils ont apportés à notre culture graphique, ces graphistes que j’admire et qui m’ont motivée, dont on m’a parlé et conseillé d’aller voir leurs oeuvres.. Combien d’entre eux sont des femmes? Cette simple et bête question m’a laissée pantoise. Il a fallu la lecture d’un texte pour que je prenne conscience que, oui, dans mon milieu aussi, le sexisme est présent. C’est pour cette raison, cette prise de conscience soudaine et qui me laisse, au moment où j’écris ces lignes, encore stupéfaite, Davis, Betty
(26 juillet 1946)
Chanteuse américaine de soul et de funk, elle commença sa carrière en étant l'auteur de texte pour de grands noms du rock'n'roll, dont Jimi Hendrix. Betty Davis revendique à travers ses textes l'émancipation sexuelle de la femme. Elle ne se conformera jamais à ce que les maisons de disques de l'époque considéraient comme commerciables, et préféra tout quitter plutôt que de se conformer à ce que l'on attendait d'elle.
que j’ai décidé de traiter du sujet du sexisme dans le milieu du design graphique. Comme citée ci-dessus, mon travail de recherche s’est articulée autour du texte Qui a peur des femmes? de Vanina Pinter, mais également autour de différents discours/enquêtes/articles que j’ai pu lire sur différents sites, notamment « Osez le féminisme! ».


                       Voici ce que fut mon entrée en la matière lorsque, l’année dernière, j’ai décidée de m’intéresser à la question du féminisme dans le graphisme et d’en faire mon projet de fin d’année. Il était important pour moi, et pour vous qui s’apprêtez à lire ces lignes, de replacer cette introduction, qui fut la première amorce d’un travail que je souhaite aujourd’hui prolongé et étayé. Le fruit de mes recherches ma permise de constituer une base de faits factuels et de données statistiques visant à démontrer de façon incontestable que la femme graphiste à moins de reconnaissance dans ce milieu que son confrère homme. Il était nécessaire, à mon sens, de faire parler ces chiffres, car bien que déprimant, ils me permettaient d’apporter une contestation, de porter une preuve réelle et concrète d’un fait qui parfois peut faire l’objet de suspicion. Sans ces chiffres là, la parole, le témoignage, a finalement moins de valeur. Ce n’est jamais tout à fait vrai, ou jamais tout à fait grave, ou bien « oui mais t’as des preuves toi que les hommes sont mieux payés que vous? ». Aujourd’hui, je souhaite traiter cette thématique du féminisme à travers ses précurseurs et ses contemporains, afin de comprendre son origine et ses problématiques actuelles.

"La femme se détermine et se différencie par rapport à l'homme et non celui-ci par rapport à elle; elle est l'inessentiel en face de l'essentiel. Il est le sujet, il est l'Absolu: elle est l'Autre."

                       « On ne naît pas femme : on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ; c’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin.» (1) Quand Simone de Beauvoir écrit cela, nous sommes en 1949, le monde sort tout juste de la Seconde Guerre Mondiale et cette période va placer les femmes à des rôles dont elles n’étaient pas très familières, contraintes de prendre la place de leur mari ou de leur père. Passant de femmes au foyer à femmes actives pour une majorité. Ce que nous dit ici l’écrivaine, c’est que rien ne définit dans nos gênes ce que l’on va devenir en tant qu’être humain. C’est la société qui définit ce qu’est être femme, et quelle place celle-ci doit ou va occuper. Marguerite Yourcenar (qui fut la première femme à se faire une place en 1981 au sein de l’empire bien établi des hommes de lettres, datant de 1635, et qui porte le nom d’Académie française) rejoindra cette idée dans son entretien La condition féminine en disant que finalement, le mot de femme est une étiquette, qui réduirait de lui-même la condition de la femme en tant qu’être humain. Ce qui est dit ici, et qui est analogue dans les deux idées, c’est que la société est responsable de ce dictat, de cette étiquette pour employer le terme de Marguerite Yourcenar. Pour en revenir au Deuxième Sexe, Beauvoir, Simone
(1908-1987)
Philosophe, romancière, et
essayiste française,
est souvent considérée comme une théoricienne importante du féminisme, et a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.
ce qui m’a particulièrement intéressée au cours de la lecture, c’est le passage où Simone de Beauvoir évoque l’enfance. Et ces idées qui ont plus de cinquante ans maintenant sont, pour certaines, encore criantes de vérité. Bien avant d’être des femmes, nous avons été des fillettes. Nos avons grandis dans un cercle familiale, où l’enfant, garçon ou fille, va appréhender le monde qui l’entoure grâce à ses sens, non grâce à son sexe. Ils explorent leurs corps de la même façon, ont le même rapport à leur sexe et la même curiosité incertaine. On estime que jusqu’à douze ans, le garçon et la fille rivalisent sur les mêmes domaines, car les capacités intellectuelles sont égales. Et le sexe entre en jeu par les dictats de la société qui va attribuer des jeux, des couleurs et des comportements propres selon le sexe de l’enfant. Au garçon, nous allons lui inculquer inconsciemment la gagne, la force, la domination. La douceur, la sensibilité, et la vulnérabilité sera tout pardonnée chez la fillette. Malgré que la force physique et que les capacités intellectuelles soit identiques chez le garçon et la fille, celle-ci va mystérieusement vouloir affirmer sa différence envers le garçon, car la société lui aura impérieusement insufflée cette idée.


Beauvoir écrit: « la situation privilégiée de l’homme vient de l’intégration de son rôle biologiquement agressif à sa fonction sociale de chef, de maître ; c’est à travers celle-ci que les différences biologiques prennent tout leur sens» (2). Or à mon sens, les différences biologiques n’ont pas de sens en soi, elles n’ont que le sens que leur confère la société; dans une société qui valorise la force physique, la force masculine est interprétée comme un atout, mieux encore, comme une valeur liée au pouvoir et justifiant la domination. Et c’est avec beaucoup de clairvoyance sur son époque que les propos de Simone de Beauvoir sont encore avérés aujourd’hui. Marguerite Yourcenar ira plus loin au cours de son entretien, en affirmant que pour elle, il n’y a rien d’enviable en la condition de l’homme, et que les féministes ne doivent pas se faire de la vie masculine un idéal, car il n’y a rien en cet condition un idéal. Il y a cent ou deux cent ans, ont peu comprendre que les femmes envier la place de l’homme, lorsque celle-ci ne pouvait exercer un métier que si leurs mari leur avait consenti ce droit. C’était ce que reprochait Marguerite Yourcenar au mouvement féministe de l’époque, qui lui réclamer, en tant que première femme à avoir intégrer l’Académie Française, de signer leurs tracts et pétitions. Elle s’y refusait car elle estimait que leur dessein ne devait pas d’être l’égale des hommes, mais plutôt d’être aussi femme ou aussi peu femme qu’elles le souhaitaient. Que leur liberté devait se définir non pas par-rapport à celle des hommes, mais par-rapport à la liberté que elles-mêmes devaient se définir. Les mouvements féministes ont depuis bien évolués dans leurs idéologies, Yourcenar, Marguerite
(1903-1987)
Auteur de romans,
de nouvelles et de récits autobiographiques,
elle est aussi poétesse, traductrice, essayiste
et critique littéraire.
Elle fut la première femme élue membre
de l'Académie française
en 1980.
qui placent l’homme et la femme dans une logique de fraternité humaine, plutôt que dans une opposition et une confrontation des sexes.

"On est un petit peu sidéré quand on voit certaines revues féminines. On voit un article brûlant en première page, nous disant que la condition des femmes est atroce, qu’elle devrait s’élever à une condition, à celle de l’homme et surtout ceci et surtout cela. On tourne la page et on voit sur un magnifique papier glacé une image de cosmétique, de soutien-gorge, de souliers à hauts talons et toute espèce de choses qui appartiennent au vieil arsenal de la femme objet."

J’aimerais revenir, et développer cette idée de domination masculine, car elle est pour moi la clé de voûte de la notion de féminisme et de son combat. François Poullain de La Barre, féministe peu connu du XVII écrira dans De l’égalité des sexes, publié anonymement en 1673, que « Ceux qui ont fait et compilé les lois ont favorisé leur sexe, et les jurisconsultes ont tourné les lois en principes » (4). Ce qui est dit ici est d’une détonnante vérité. C’était une idée que j’avais soulevé lors de mon projet l’an passé, lorsqu’en essayant de comprendre pourquoi, par-exemple, on en était arrivé à cette situation où il y a de plus en plus d’étudiantes dans les écoles de Beaux-Arts en France depuis plusieurs années, mais que paradoxalement, la considération professionnelle qui leur est adressé à travers des publications éditoriales ou par des commissaires d’exposition, est toujours moindre par-rapport à leur confrère masculin. Le problème est consternant, mais simple, c’est que les hommes se sont élis entre eux, et les lois ont été écrites et pensées par des hommes. Alors certes, ils ne font pas tomber dans la stigmatisation et ne pas penser de façon manichéenne qui voudrait désigner ici un coupable, et une victime. Il n’en reste pas moins l’une des raisons qui explique le sexisme auquel les femmes sont confrontés aujourd’hui dans notre société. Lamarr, Hedy
(1914-2000)
Star hollywoodienne sulfureuse, Hedy Lamarr atteint la notoriété lorsqu'en 1933, elle interprète dans Extase une femme délaissée par son mari. Pour les besoins du rôle, elle joue entièrement nue un orgasme. Présenté à la Biennale de Venise, ce long métrage austro-tchécoslovaque est condamné par le pape Pie XII. Mais au-delà de sa beauté et de son talent, Hedy Lamarr est avant tout une femme intelligente, à l'origine d'une invention à la base du WIFI et du GPS, et qui mourra dans l'anonymat le plus total.
Mais des raisons, il y en a d’autres. Pleins d’autres. Tout une montagne d’autres. Cela passe par l’idée que l’on véhicule de la femme, autour de cette notion de ce qu’est « être une femme ».

"Ceux qui ont fait et compilé les lois ont favorisé leur sexe, et les jurisconsultes ont tourné les lois en principes."

Que dirait Simone de Beauvoir aujourd’hui, face à la consternante marchandisation autour de la notion de la féminité, de l’image de la femme, qui a explosé dans notre époque actuelle. Marguerite Yourcenar, en 1981, en était déjà consternée: « On est un petit peu sidéré quand on voit certaines revues féminines. On voit un article brûlant en première page, nous disant que la condition des femmes est atroce, qu’elle devrait s’élever à une condition, à celle de l’homme et surtout ceci et surtout cela. On tourne la page et on voit sur un magnifique papier glacé une image de cosmétique, de soutien-gorge, de souliers à hauts talons et toute espèce de choses qui appartiennent au vieil arsenal de la femme objet » (5). Nous en avons eu l’illustration parfaite, lors de la journée internationale de la femme, avec la nouvelle campagne humiliante d’Yves Saint Laurent, qui avait mis en scène la femme sur des talons aiguilles à roulettes, en bas résille est arc-boutée sur un tabouret, dans une position de totale soumission. Je n’étayerais pas plus cette notion de femme objet, qui n’est pas le sujet vers lequel je souhaite m’orienter, mais il n’en est pas moins l’un des facteurs qui contribue aujourd’hui plus que jamais à l’image que la société véhicule de ce que doit être une femme, et de la domination que l'homme peut exercer sur elle. Plus récemment encore, le 1er mars 2017, nous avons eu le droit à un discour fait au Parlement Européen par le député polonais Janusz Korwin-Mikke, qui a ouvertement exprimé sa pensée, profondément sexisme, concerenant l’inégalité hommes/femmes: « Bien entendu, les femmes doivent gagner moins que les hommes, parce qu’elles sont plus faibles, elles sont plus petites et elles sont moins intelligentes » (6). Le droit à l’égalité est un droit fondamental de l’humain, il est douloureux d’entendre que ce droit est explicitement remis en question par un élu du parlement. Mais alors, pourquoi? Pourquoi ce droit si fondamental d’égalité entre les tous lesDevi, Phoolan
(1864-1922)
Née d’une famille pauvre dans une caste défavorisée (les Mallahs), Phoolan Devi a vécu l’enfer. Mariée de force à dix ans, violée, battue, arrêtée, violée, encore violée, puis emprisonnée pendant onze ans. Elle passera sa vie entière à se battre littéralement - ce qui lui vaudra son surnom de "Reine des Bandits"-, contre tous ceux qui oppriment les femmes dans son pays. En 1996, elle est élue au parlement, et se fera assassinée en 2001 à New Delhi par un ancien membre des Rajputs, gang qu'elle avait combattu par le passé.
hommes et les femmes étaient-ils si difficle à concevoir pour Janusz Korwin-Mikke? Les hommes auraient-ils peur des femmes?

"Si les femmes sont omniprésentes, à travers des représentations stéréotypées et sexistes, sur les images publicitaires qui nous sont données à voir quotidiennement, elles sont moins nombreuses à créer les images qui constituent notre environnement visuel."

                       C’est la question que se pose Vanina Pinter. La professeur à l’école supérieure d’art du Havre dont l’enseignement se porte sur le champ du design graphique, avait écrit un article suite à la sélection d’oeuvre quasi-masculine de designer graphique par Étienne Hervy, directeur artistique du festival de Chaumont, qui célèbre l’affiche et le graphisme chaque année. Cette polémique au sein du design graphique faisait également écho à une polémique parallèle, au sein de la bande-dessiné. Le 5 janvier dernier, le journal Le Monde a publié un article sur la polémique qu’à susciter la sélection du Festival d’Angoulême, sélection exclusivement masculine. Trente noms ont été cités comme étant éligibles au Grand Prix du prochain Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Trente noms, et aucunes femmes. Cette annonce a suscité de vive réactions, au point qu’un collectif d’auteurs a appelé au boycott du vote destiné à élire les trois finalistes de ce concours. Le festival s’est défendu, répliquant que: « Il y a malheureusement peu de femmes dans l’histoire de la bande dessinée». L’argument avancé par le festival « est fallacieux, c’est le serpent qui se mord la queue - dénonce Joanna Schiffer, l’une des chevilles ouvrières du collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme - Les femmes sont présentes depuis fort longtemps dans la bande dessinée. Le problème est qu’elles n’arrivent jamais au finish, on ne mise pas sur elles. La bande dessinée n’échappe pas à l’entre-soi qui règne dans les milieux artistiques et culturels, où les hommes s’élisent entre eux» (7). Cette réponse de Joanna Schiffer, si justement écrite, met le doigt sur un des problèmes majeures que l’on peut rencontrer lorsque l’on est une femme et que l’on exerce sa profession au sein d’un milieu artistique. La maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff, présente du 21 janvier au 19 mars 2017, l’exposition HERstory – Bly, Nellie
(1864-1922)
Née dans le Comté d'Armstrong en Pennsylvanie, Nellie Bly est destinée à devenir demoiselle de compagnie ou gouvernante, mais elle s'y refuse et commence à écrire des poèmes et des récits à 16 ans. En 1880, elle part pour Pittsburgh chercher du travail. Elle ne se doutait pas à cette époque qu'elle deviendrait l'une des plus grandes journalistes américaines de son temps, à l'origine du journalisme d'investigation.
Elle est également la première femme à réaliser le tour du monde seule.
des archives à l’heure des postféministes, proposée par l’historienne d’art et commissaire d’exposition, Julie Crenn et l’artiste, Pascal Lièvre. HERstory, définie comme une exposition d’archives, fait entendre les voix de féministes, hommes, femmes du monde entier. Chaque samedi, les protagonistes de l’exposition Julie Crenn et Pascal Lièvre reçoivent et s’entretiennent avec des artistes, hommes et femmes, au centre d’art, filmés et diffuseés ensuite sur cette chaîne youtube. Le public invité à assister aux prises de paroles, peut prendre part aux discussions et débats soulevés lors des rencontres. Ces vidéos, disponible sur Youtube, nous permettent de découvrir les témoignagnes, parfois choquant, de ces hommes et de ces femmes qui ont été confronté à du sexisme, au sein de leurs études ou bien durant leurs milieux professionnels, que ce soit dû à leur sexe, ou à leur orientation sexuelle. Pour parler également de contemporaines féministes, Pénélope Bagieu, illustratrice et auteur de bande dessinée, a publié cette année son deuxième tome des Culottées, qui rend hommage à quinze femmes hors normes, dont les noms nous sont inconnus mais qui pourtant, par leur talent, leur courage, et par leur intelligence, ont marqués l’histoire. Or, l’histoire tel que l’on nous l’inculque dés l’enfance est toujours raconté à travers leur héros, rarement à travers celles des femmes. Je terminierais cet écrit sur ces mots de l’auteur:
«En fait je pense que face à la même société, à la même époque, les femmes ont quand même à faire face à deux fois plus d’adversité que les hommes, parce qu’elles doivent déjà s’affranchir de la société, généralement aussi selon les époques, de leur famille, un rôle préconçu qu’on attend d’elles » (8).




(1) Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, Tome 2, Gallimard, 1949, page 6
(2) Idem, page 11
(3) Marguerite Yourcenar, La Condition Féminine, entrevue vidéo, 1981
(4) François Poullain de La Barre, De l'égalité des sexes, De l'éducation des dames, De l'excellence des hommes, éditions, 1646
(5) Marguerite Yourcenar, op.cit
(6) Janusz Korwin-Mikke, déclaration au Parlement Européen, 1er mars 2017
(7) Joanna Schiffer, interview, Le Monde, 5 janvier 2016
(8) Pénélope Bagieu, interview, Les Inrocks, 26 février 2017



Texte écrit par: Mathilde Moglia.
Création et conception graphique: Mathilde Moglia.